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à d’autres régions ; la rivalité entre les grands pays est de plus en plus ardue ; et le
développement de notre pays est confronté à une situation de plus en plus complexe,
difficile et incertaine. Sur le plan des difficultés intérieures, le problème du
développement déséquilibré et insuffisant reste préoccupant, et certaines des contradictions
structurelles profondes de longue date se font sentir davantage. Le déséquilibre entre une
offre forte et une demande faible s’aggrave ; les investissements destinés au développement
immobilier continuent de chuter et ceux consacrés à la construction d’infrastructures
diminuent ; l’investissement dans l’industrie manufacturière connaît une croissance
ralentie ; l’investissement global subit une pression accrue à la baisse ; la consommation
peine à augmenter ; et les prix sont bas. Certaines entreprises connaissent de nombreuses
difficultés ; la concurrence à outrance dans certains secteurs reste alarmante ; et les
anticipations du marché sont faibles. En outre, la tâche consistant à renouveler les moteurs
de la croissance s’avère très lourde : les moteurs traditionnels tournent au ralenti, tandis que
les nouveaux moteurs – les industries émergentes – ne jouent pas leur rôle d’entraînement
comme prévu. L’emploi et le pouvoir d’achat préoccupent toujours la population ; il existe
encore des carences dans les services publics ; et les économies d’énergie, la réduction des
émissions de CO2 et la diminution de la pollution sont des objectifs qui nécessitent encore
de grands efforts pour être atteints. Enfin, les budgets de certaines administrations locales
souffrent d’un déséquilibre flagrant ; la réalisation simultanée du développement
socioéconomique et de la résorption des dettes s’annonce assez difficile ; le marché
immobilier est toujours en phase d’ajustement ; et les risques latents sont relativement
nombreux dans les secteurs clés.
Il est essentiel de comprendre que les difficultés actuelles sont des maux qui
accompagnent tout processus de développement, toute transition économique, et que l’on
peut en venir à bout dès lors que l’on fournit les efforts nécessaires. La tendance de fond de
l’économie chinoise, qui est à la reprise, de même que les bases sur lesquelles elle s’appuie,
restent inchangées. Sa dynamique de développement, et sa résilience caractéristique d’un
grand pays, ne cessent de se renforcer. Du point de vue des opportunités de
développement, la mondialisation économique reste une tendance irrésistible de notre
temps en dépit des contrecoups subis ; le nouveau cycle de révolution technologique et la
transformation industrielle s’accélèrent ; nous possédons déjà des atouts dans certains
secteurs. Face à l’aggravation du déficit de gouvernance mondiale, la demande en biens
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